Bienvenue et welcome à atelier tushu, la maison des choses créées par Peter Shoemaker à partir de terre, d’air, de feu et d’eau — ce qui, si l’on en croit les présocratiques, couvre à peu près tout.

Aux côtés de vases, bols et autres formes élémentaires, l’atelier mène des investigations au long cours sur la manière dont les objets, les récits et les archives façonnent — et déstabilisent — notre perception du passé et du futur.



Projets en cours

Chronolithes : entre les grands silences

Les pierres implacables du Paléolithique et du Néolithique—
elles hantent depuis longtemps ma réflexion sur la matière, les idées, le temps.

Autour d’elles : marques, gravures, fragments.
Muettes. Ambigües. Non résolues.
Une contrée onirique du réel.

Chronolithes prend forme dans cette absence.
Des pierres habitant un temps désancré.
Notre histoire la plus profonde.
Notre futur à peine imaginable.


Les Saintetés mineures : six dévotions pour une liturgie humaine

Les sanctités mineures n’ont pas de place canonique dans nos temples. Ce sont des dévotions qui révèrent la perte et le vide qui nous définissent : le deuil, l’amour, l’enfance, la parole, l’âme et le rêve. Six reliquaires, six gestes, six stations dans une liturgie faite de tout ce qui précède la doctrine.


Le Tombeau de la reine égarée est un ensemble para-fictionnel en cours, mêlant archives et céramique, qui se déploie à travers la reconstruction partielle d’une fouille contestée. Structuré autour de documents contradictoires issus d’une mission franco-soviétique de 1937 dans les contreforts du Zeravshan, le projet traverse notes de terrain, photographies, cartes, témoignages oraux et un assemblage d’artefacts qui émerge peu à peu.

Plutôt que de présenter un récit archéologique stable, l’œuvre libère les preuves par fragments. Les plans des chambres se déplacent, les objets sont mal classés, et le statut de la figure centrale demeure irrésolu. Les pièces en céramique ne fonctionnent pas comme des illustrations d’un passé connu, mais comme des propositions matérielles au sein d’une archive instable : des formes qui semblent relever à la fois du rituel, du domestique et du funéraire, sans se fixer dans une typologie cohérente.

Ce qui émerge n’est pas un tombeau achevé, mais un champ de documents, d’absences et d’objets sous pression — une archive dont l’autorité commence à se dissoudre à mesure que la reconstruction avance.

Des possibilités de participation à partir de 2026 disponibles dès maintenant.

Les Dieux mineurs de la ruine ordinaire est un projet de céramique et de fiction spéculative imaginant un culte domestique de divinités mineures : de petits pouvoirs invoqués pour survivre au deuil, au désir, à la honte, à la fatigue, au secret, à la réparation et aux intempéries ordinaires de la vie humaine.

À travers des figures sculpturales, des vases votifs, des autels, des tablettes et des outils rituels, l’œuvre donne un corps matériel aux nécessités émotionnelles.