Bienvenue et welcome à atelier tushu, la maison des choses créées par Peter Shoemaker à partir de terre, d’air, de feu et d’eau — ce qui, si l’on en croit les présocratiques, couvre à peu près tout.
Aux côtés de vases, bols et autres formes élémentaires, l’atelier mène des investigations au long cours sur la manière dont les objets, les récits et les archives façonnent — et déstabilisent — notre perception du passé et du futur.








Projets de recherche en cours
Chronolithes : entre les grands silences
Huit objets en grès noir.
Sculptés avec une lame paléolithique.
Marqués des plus anciens symboles connus de l’humanité.
Un pays de rêve du réel.
Exposition prévue en 2026.
Reliquaires de cendre et d’air est une collection grandissante d’œuvres en céramique qui explore ce qui demeure lorsque le sacré s’est érodé. Chaque pièce est construite pour protéger ce qui ne peut plus être gardé. Fracturés, ligaturés ou percés, ces reliquaires font écho au désir de préserver l’amour, la mémoire ou la croyance, même lorsqu’ils nous échappent. S’appuyant sur le langage des sanctuaires et des contenants, les œuvres flottent entre dévotion et désillusion, leurs surfaces portant la trace silencieuse de quelque chose jadis chéri, désormais disparu. Façonnés d’argile, de cendre, de métal et de pierre, ils posent la question : que se passe-t-il lorsque le reliquaire survit à ce qu’il était destiné à contenir ?
Exposition prévue en 2027.
Le Tombeau de la reine égarée est un ensemble para-fictionnel en cours, mêlant archives et céramique, qui se déploie à travers la reconstruction partielle d’une fouille contestée. Structuré autour de documents contradictoires issus d’une mission franco-soviétique de 1937 dans les contreforts du Zeravshan, le projet traverse notes de terrain, photographies, cartes, témoignages oraux et un assemblage d’artefacts qui émerge peu à peu.
Plutôt que de présenter un récit archéologique stable, l’œuvre libère les preuves par fragments. Les plans des chambres se déplacent, les objets sont mal classés, et le statut de la figure centrale demeure irrésolu. Les pièces en céramique ne fonctionnent pas comme des illustrations d’un passé connu, mais comme des propositions matérielles au sein d’une archive instable : des formes qui semblent relever à la fois du rituel, du domestique et du funéraire, sans se fixer dans une typologie cohérente.
Ce qui émerge n’est pas un tombeau achevé, mais un champ de documents, d’absences et d’objets sous pression — une archive dont l’autorité commence à se dissoudre à mesure que la reconstruction avance.
Des possibilités de participationà partir de 2026disponibles dès maintenant.
